Qu’est ce qui t’alimente?
As-tu une passion qui occupe ton temps et qui gruge tes muscles?
Qu’est-ce qui te fait rêver ?
Lorsque tu fermes les yeux et que tu rêvasses aux jours à venir, qu’est ce qui te fait sourire?
Qu’est-ce qui te remplit de désir?
À l’aboutissement de quel projet consacreras-tu tes heures de vie, celles que tu ne récupèreras jamais?
Est-ce professionnel? Rêves-tu d’être connu.e? Rêves-tu de richesse ou de célébrité?
Rêves-tu de laisser ta trace en ce monde, que l’on parle encore de toi, même après ta mort?
Rêves-tu à quelque chose, toi, ou si je suis seule à être vide et à écouter Les Simpson en boucle?
Es-tu jaloux.se de ceux qui brillent comme le feu et qui dansent avec le vent?
Envies-tu toute cette passion qui les anime?
Envies-tu tous leurs accomplissements, leurs trophées et leurs banderoles, toi aussi?
Non pas que je sois moi-même sans passion – c’est faux! J’en ai plusieurs, mais je ne suis plus certaine sur laquelle je dois me concentrer; plus convaincue de ce que j’aime vraiment ou pas.
J’aime plusieurs sphères de compétence, mais on dirait qu’aucune ne m’alimente vraiment.
Je n’ai pas autant de créativité en cuisine qu’un autre cook, pas autant de talent que mes autres amis illustrateurs, j’écris des petits textes tout croches.
Je ne vais jamais réellement au bout de mes projets.
Plusieurs routes sont là devant moi et je ne sais laquelle emprunter.
J’aurais envie de suivre la yellow brick road, mais la verte m’intéresse aussi, sans parler de la orange!
Je ne sais pas trop où aller, laquelle choisir, car tant que je ne décide pas, j’ai encore le choix, non?
Va-t-on se réveiller, toi et moi, dans 50 ans, à la même intersection, à se demander encore quel chemin prendre?
Allons-nous rester là, nous autres, les sans-passions, à trop penser, à réfléchir encore et encore à toutes les possibilités, à un point tel qu’on n’en saisira aucune?
C’est de la peur – oui, j’ai peur du gaspillage de potentiel. Je veux aller là où je dois aller, là où je suis sensée être.
Est-ce qu’il vaudrait mieux que l’on soit impulsif.ve?
Est-ce qu’on se nuit à toujours trop réfléchir, à se convaincre qu’on ne peut pas battre plusieurs fers chauds? Il faut trancher un moment donné, ou bien c’est correct de se lancer dans plusieurs directions? Non, le fait de ne pas choisir ne te laisse pas encore le choix, tu feras seulement du surplace, et ça, c’est aussi un choix.
Et tu sais quoi, peut-être qu’on est bien comme ça, à être « juste nous ».
Tant pis si tu ne brilles pas; tant pis si ton nom n’est pas inscrit dans les livres d’histoires ou sur une étoile à quelque part sur le bord de l’océan. Tu as le droit d’être « juste toi » et d’être bien là-dedans.
C’est pas grave si on me demande « quoi de neuf? » et que je réponds « Rien! ».
Oui, il y aura toujours quelqu’un de mieux ou meilleur que nous. En fait, non, il y aura toujours quelqu’un de différent.
Mais tant que tu mets ton énergie et ta conviction dans tes projets, il y aura toujours quelqu’un avec toi pour aimer ce que tu fais.
Toi pis moi, on va finir par la trouver cette étincelante passion. On va y arriver à la cité d’émeraude, notre version bien à nous.
Rendus là, on fera des shots avec Oz dans nos p’tits criss de souliers brillants!
Ciao ciao!
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