Peut-être est-ce mon signe astrologique, peut-être est-ce l’enfant en moi qui ne s’endormira jamais, peut-être est-ce une urgence inlassable de vivre la vie la plus intense possible.
Tout ce que je sais, c’est qu’il me reste trop de portes à ouvrir et à fermer, trop de vies à vivre et à quitter. Trop de « je ne sais pas ce que je ferai demain » pour enfin me mettre dans une case et y rester.
Je ne crois pas à la routine, à la vie planifiée. Ça ne laisse pas de place à la surprise, aux couleurs de l’arc-en-ciel qui fendent le nuage gris. J’aurais peur d’oublier les étincelles dans mes yeux et les feux d’artifices dans ma tête. Je ne veux pas me laisser aller dans un monde « drabe » et rude.
Je veux que mon monde soit plein de portes à ouvrir, sans savoir ce qu’il y aura derrière. Je veux me surprendre moi-même, je ne veux pas me connaître par cœur. Je veux me retrouver à quelque part d’inopiné.
Je veux que demain ne ressemble jamais à aujourd’hui, et ce jusqu’à mon dernier clignement de paupières. Je veux aimer aussi fort que je puisse haïr, je veux me faire mal d’émotions et de contradictions. Je veux me courir après et jamais m’attraper.
Je ne me caserai jamais parce que je suis comme ça. Un pied en dedans et un dehors, toujours en « balance » entre le noir et le blanc. Je n’arrive pas à me tenir immobile, pour mieux réfléchir et mieux choisir.
Mon cœur vacillera jours et nuits, mes pensées feront du va-et-vient dans mon esprit.
Jusqu’à ce que, peut-être un jour, je trouve un équilibre dans mon déséquilibre, un esprit aussi débalancé que le mien. Une personne qui vacille autant à qui me raccrocher.
Source photo de couverture